Réseau #enTrain

REN fait partie d’un collectif, appelé réseau #EnTrain, réunissant une quinzaine d’associations, qui militent sur pour le maintien des lignes ferroviaires de “transport du quotidien”. Nous avons publié une Tribune sur le site Internet du journal Le Monde dans la partie “Opinions”.

Toutes et tous en train !!!
Appel pour un plan stratégique d’investissement massif en
faveur des trains du quotidien pour une mobilité durable  

 
Le collectif #EnTrain qui réunit une quinzaine d’associations actives dans la défense des trains du quotidien appelle à la mise en place d’un plan d’investissement stratégique ambitieux et transparent qui assure l’entretien et le développement de l’infrastructure ferroviaire au service d’une mobilité sobre, partagée et propre pour toutes et tous.
 
Les élections régionales sont l’occasion de rediscuter du thème de la mobilité qui constitue un enjeu majeur de lutte contre le changement climatique et, la réduction des inégalités sociales et d’accessibilité entre les territoires.
 
La nécessité de repenser nos modes de vie est pressante face aux défis imposés par le changement climatique et les objectifs énoncés par les documents d’orientations internationaux. La France doit dès aujourd’hui semer les graines d’une mobilité plus durable et équitable entre les territoires. C’est pour cette raison qu’un collectif d’associations appelle, sans attendre, à un renforcement et à un développement de l’offre ferroviaire pour répondre à la demande de mobilité quotidienne et régulière, à la fois dans les territoires des grandes métropoles et dans les territoires ruraux et périphériques. Pour répondre aux objectifs internationaux et européens, la France doit investir massivement et stratégiquement dans les trains du quotidien qui comprennent les relations métropolitaines mais également les petites lignes aujourd’hui abandonnées.
 
Dans plusieurs pays européens, le train constitue l’épine dorsale de la mobilité quotidienne. C’est à partir de cette épine dorsale que s’articule l’ensemble des autres modes de transport alternatifs à la voiture. Le train offre de nombreux avantages en phase avec la nécessaire transition écologique. Tout d’abord, le train limite considérablement la consommation énergétique, la pollution de l’air, les nuisances sonores tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le train transporte en France 9 % des marchandises et 11 % des passagers pour seulement 0.3 % des GES.
 
Par son emprise limitée sur l’espace, le train permet de contenir l’artificialisation des terres qui est principalement dûe à la réalisation de nouvelles infrastructures routières et à l’étalement de l’habitat qui amène à choisir la voiture individuelle comme mode de transport dominant et structurant. Le train contribue à l’amélioration de la santé publique sous le triple effet des baisses de la pollution, des accidents de la circulation et de la sédentarité́. Le train peut contribuer au retour des services publics dans le monde rural et favoriser un aménagement du territoire plus équilibré grâce aux 30’000 km de voies déjà existantes qui demandent à être améliorées pour développer un réseau dense et une desserte fine sur lesquels peuvent s’articuler les autres modes de transport et ainsi favoriser l’intermodalité. Face aux défis sociaux de la transition énergétique, le développement du train permettrait de développer l’emploi et contribuer la réindustrialisation de la France.
 
Malgré ces avantages indéniables, durant les cinquante dernières années, les gouvernements successifs ont choisi d’investir davantage dans les infrastructures routières que dans le ferroviaire à la fois pour le transport des personnes et des marchandises. Entre 1990 et 2015, le Gouvernement a investi 276 milliards (69 % de l’investissement dans le transport terrestre) dans la route et seulement 78 milliards (20%) dans le rail1. Par ailleurs, les petites lignes ont été largement négligées en favorisant toujours plus, le développement des lignes à grande vitesse. Les conséquences de cette stratégie sur les usagers et les territoires sont aujourd’hui particulièrement saillantes. Ce choix a entraîné la disparition de lignes de proximité, la fermeture de gares et une augmentation du coût de la mobilité ferroviaire. A cela s’ajoute la dégradation des rames, les retards, les ralentissements et les annulations de train sans solution de remplacement et sans information préalable. L’amélioration de la qualité de la desserte ferroviaire s’est par ailleurs déployée de manière inégale entre les territoires, entraînant ainsi d’importantes disparités entre d’un côté les principales agglomérations qui bénéficient d’un système ferroviaire efficace et les territoires périphériques où l’offre ferroviaire est désormais limitée voire inexistante. Les habitants de ces territoires ont été ainsi contraints d’utiliser leur voiture pour tous leurs déplacements.
 
Face à cette situation, il importe de façonner une nouvelle stratégie d’investissement et de développement de la mobilité pour atteindre les objectifs de report modal fixés par l’État dans le cadre de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Il est urgent que tous les acteurs du rail français définissent et trouvent ensemble le financement nécessaire à la remise en état du réseau existant et à son développement. Parallèlement, ils doivent définir une structure de financement transparente qui lie chaque dépense et chaque investissement à une offre de transport. Ceci afin de permettre à chaque acteur de prendre ses responsabilités : le commanditaire finance la prestation demandée, la SNCF ou un autre opérateur ferroviaire sont responsables d’offrir toutes les prestations stipulées dans le contrat avec une qualité garantie et les élus doivent porter le projet politique. Il est aujourd’hui urgent d’agir, aussi bien face au réchauffement climatique qu’au niveau de l’avenir du rail français. Il est nécessaire de mettre en place un système qui fixe des objectifs clairs du report modal, qui déploie une stratégie pour les atteindre et qui garantisse les financements suffisants, tout en assurant la co-construction entre tous les acteurs impliqués (Opérateurs et gestionnaires d’infrastructures ferroviaires, État, Régions, Usagers, Associations).

 
Membres fondateurs du réseau #enTrain créé par l’association MUST :
 Marc Gouttebroze, Collectif des Usagers des transports du Haut Allier,
 Joël Hillaireau, « Sauvons les trains Nantes-La Rochelle-Bordeaux »,
 Gilles Laurent, Union des voyageurs du Nord (UVN),
 Andréa von Maltitz, actif-trafiC,
 Catherine Rainaudo, Roya Expansion Nature, ligne Nice-Tende-Turin,
 Nicole Tagand, Étoile ferroviaire de Veynes,
 Michel Vuillermoz, Nosterpaca,
 Sylvain Fischer, « Oui au train de nuit »

 
Soutenus par :
 Allexandra Pourroy, collectif Mobil’Hautes-Alpes,
 Arnaud Schwartz, France Nature Environnement (FNE)

Il n’y a pas que la route pour passer le col de Tende

Pour la mise en place d’une navette ferroviaire

M. le Président de la République française, M le Président du Conseil italien,

Des discussions de la Commission Intergouvernementale pour les Alpes du Sud nous avons retenu que le parcours ferroviaire Breil-sur-Roya/Vintimille ne sera remis en état que fin 2021et que, même si l’accord semble se faire autour de la reconstruction d’un viaduc à l’entrée du tunnel routier du col de Tende, les difficultés techniques liées aux mouvements de terrain et les coûts annoncés renvoient à 2024. Ceci nous incite à proposer une solution beaucoup plus rapide et moins couteuse.

En 1987 et en 1992, parce que la route du col de Tende était impraticable, les services ferroviaires de l’époque ont déployé les moyens techniques permettant de faire circuler des navettes ferroviaires pour le transport des véhicules légers entre Tende et Limone. La voie et les quais de chargements sont toujours là, ne manque que la volonté de faire.

Les quatre trains de voyageurs proposés chaque jour par Trenitalia, pourraient être complétés par des allers-retours de navettes « auto-train ». En plus de rendre un service considérable aux entreprises locales, elles ajouteraient un atout majeur au potentiel de la ligne.

S’il vous plait, donnez les consignes nécessaires à vos représentants à la CIG et à vos ministres des transports pour qu’ils s’accordent sur la remise en état de cette ligne internationale.

Plus que jamais, le train est la solution de la reconstruction de la Roya.

REN Roya Expansion Nature –
GEE Grands Express Européens – https://www.europatrains.eu/

Lettre ouverte des usagers de la ligne Nice/L’Escarène/Sospel/Breil/Tende/Cuneo et Vintimille

AUX DECIDEURS DE LA REGION, DE SNCF-RESEAU, DE L’ETAT,
AUX ELU.E.S

POUR LA MODERNISATION DE LA LIGNE
NOUS VOULONS DE VRAIES REPONSES A NOS QUESTIONS !

La ligne Nice/L’Escarène/Sospel/Breil/Italie (Cuneo et Vintimille) irrigue plusieurs vallées. Les évènements de l’automne 2020 ont apporté la démonstration qu’il s’agit bel et bien d’une ligne de vie, indispensable pour la vie quotidienne de nos territoires (aller au lycée à Drap, profiter des services de santé de Nice, ou tout simplement aller rencontrer ses amis du village voisin). Elle constitue également un atout considérable pour la découverte de nos villages et de nos montagnes, comme en témoigne le succès du « Train des Merveilles ».

La ligne a été fragilisée par la tempête Alex mais beaucoup disent que les inondations l’auraient sauvée (des annonces fantaisistes dans les médias, allant jusqu’à 395 M€, ont pu faire croire que la liaison ferroviaire allait bénéficier d’une manne extraordinaire). Nous demandons à voir car les informations données à nous, acteurs associatifs du territoire, engagés pour sa modernisation sont rares, fluctuantes, imprécises. Seuls sont financés les travaux de remise en état du pont à arcatures de Fontan et des abords du tunnel de Biognia à St Dalmas de Tende et quelques opérations mineures. Le montant total est de 20 M€, avec un engagement très limité de la Région (7,48 M€) pourtant concernée au premier chef, et qui s’était pourtant engagée dans le Contrat de Plan Etat/Région à investir 15 M€

Nous avons besoin de réponses de la Région, de la SNCF, de SNCF Réseau et de l’Etat quant à son devenir à court, moyen et long termes :

  •  Quand pourrons nous suivre la Roya en train jusqu’à Vintimille ; quand le parcours Breil- Tende sera-t-il rétabli, avec quelle fréquence? Avant le 2 octobre, le premier train au départ de Tende était à 11h45, arrivée à Nice à 14h05, et pour le retour, rien après 14h56 : juste le temps de boire un café en gare de Nice !
  •  Les négociations franco-italiennes qui durent depuis des années vont-elles enfin déboucher sur un accord clair de partage des responsabilités permettant à RFI et SNCF Réseau de garantir le bon entretien et d’investir ?
  •  Quand les nombreux ralentissements qui affectent toutes les branches de la ligne seront-ils supprimés, y compris le ralentissement à 40 km/h vers Vintimille ?
  •  Les travaux de réparation du tunnel de Braus sont-ils financés ? On parle d’une fermeture de seize mois, est-ce exact ? Si c’est le cas, c’est considérable et il faudra atténuer au maximum les conséquences très négatives pour nos vallées, à commencer par la possibilité de maintenir la ligne jusqu’à L’Escarène. Qu’on ne nous dise pas que c’est trop compliqué ! Il faut profiter de cette période pour faire des travaux sur toute la ligne pour des circulations plus nombreuses, plus rapides.
  •  Qu’ont prévu la Région et la SNCF pour remplacer les trains diesel ? Electrifier la ligne ? Des trains à hydrogène ? Là encore nous attendons des réponses.

Il ne suffit pas de déclarer dans les médias que « la ligne et sauvée ». Nous attendons du Président du Conseil Régional des actes, à commencer par la publication de la date de réouverture de la ligne Nice- L’Escarène-Breil-Tende et un engagement sur deux aller-retour supplémentaires entre Breil et Tende, un en début de matinée et un en fin en soirée. Nous attendons des perspectives, mais aussi du dialogue avec les associations d’usagers qui se battent pour la « ligne de vie ».

Signataires :
Association Via Europae c.o. Michel Braun – Tél. 06.10.61.28.89
Association des Amis du Rail Azuréens mail : amisdurailazuréen06@free.fr Tél. 06 95 30 60 43
Association ACME-Pays des Paillons – contact@acme06.org
Association Roya Expansion Nature (REN) – https://ren.roya.org, associationren06@gmail.com
Creative Riviera creative.riviera@free.fr
Sospel Environnement
Comité franco-italien pour la défense de la ligne Nice – Tende – Cuneo – Ventimiglia,
mail : nice.tende.en.train@gmail.com – www.facebook.com/LaCuneoNizzaUnisce
Collectif sauvegarder et promouvoir la ligne Nice – Sospel – Breil – Tende – Cuneo
mail : collectif-ligne-nice-breil-tende-cuneo@ouvaton.org – Tél. 06 74 59 71 00

Une chaine humaine pour la Nice-Cuneo

Fidèle à son engagement pour les alternatives au tout routier et au transfert de financement de la route vers le rail, REN a rejoint le « Comité franco-italien pour la défense et le développement de la ligne Nice-Cuneo-Ventimiglia » et le “Collectif Sauvegarder et promouvoir les lignes Nice-Sospel-Breil-Vintimille-Tende-Cuneo » dans le but d’élargir la mobilisation, contre la fermeture de la ligne et pour son développement en axe international.

Cette fois ce n’est plus une hypothèse, la fermeture de la ligne Nice-Cuneo est annoncée.
SNCF réseau déclare ne pas avoir de commande pour réparer le tunnel du Braus, et s’apprête à arrêter la circulation des trains en 2022. La Région Sud ne veut plus lâcher les 15 M€ inscrits au contrat de plan pour rénover la ligne. Le ministère des transports attend…le meilleur moment pour faire connaitre un rapport sur les “lignes de desserte fine du territoire” et leurs modalités de financement. Traduisez : les petites lignes coûtent trop cher, proposons des bus à la place; de toute façon les ruraux n’ont qu’à prendre leur voiture !

Nous avons donc appelé à manifester sous forme d’ UNE CHAINE HUMAINE DE NICE A CUNEO, AUX FEUX ROUGES LE LONG DE LA ROUTE 204 ET DE LA SS20, Le SAMEDI 7 DECEMBRE 2019 A 11 H

Les images de la manifestations

A Drap-Cantaron et sur le site : http://collectif-ligne-nice-breil-tende-cuneo.ouvaton.org
A Sospel
A Nice
A Tende
A Tende
A Fontan
A Breil-sur-Roya
A Saint Dalmas de Tende
A Vernante
A Cuneo

Article et Reportages sur notre chaine humaine:

Targa Cuneo
http://www.targatocn.it/2019/12/07/leggi-notizia/argomenti/attualita/articolo/una-catena-umana.html
FR3
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/jt-1920-cote-d-azur
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/chaine-humaine-symbolique-maintien-e-ligne-train-nice-tende-1759903.html
Monaco-Matin
https://www.pressreader.com/monaco/monaco-matin/20191208/281754156196866
Nice-Matin
https://www.nicematin.com/vie-locale/une-chaine-pour-sauver-la-ligne-nice-breil-cuneo-438139

Article de Nice-Matin sur la Chaine Humaine

Réforme territoriale – demande de prise en compte de la spécificité de la vallée de la Roya pour une véritable justice territoriale.

Association Roya Expansion Nature
Agréée le 4 août 1994
15 rue des anciens combattants
06540 Saorge
Monsieur Christophe Mirmand
Préfet des Alpes Maritimes
CADAM
86 Route de Grenoble
06286 Nice cedex 3

Saorge, le 19 novembre 2012

Objet : Réforme territoriale – demande de prise en compte de la spécificité
de la vallée de la Roya pour une véritable justice territoriale.

Monsieur le Préfet,

L’association Roya Expansion Nature, qui a pris l’initiative de ce courrier, s’occupe de protection de l’environnement dans la Roya depuis plus de 20 ans. En raison du délai très court pour vous adresser ce courrier avant les prises de décision concernant l’avenir territorial de la vallée de la Roya, nous avons décidé de vous le faxer et mailer, en accord avec les associations et groupement locaux cités en fin de ce courrier qui, nous vous remercions d’en prendre note, sont de différentes tendances politiques, mais sont rassemblés autour du choix d’une intercommunalité des villages de la Roya.

La vallée de la Roya est située à l’extrême sud-est des Alpes Maritimes. Elle a une spécificité de haut et moyen pays montagnard, et est composée de 5 villages et d’une population d’environ 5500 habitants.
Notre vallée, comme d’autres territoires en France, se trouve confrontée aux incohérences de la réforme des collectivités territoriales en ce qui concerne la mise en place des regroupements des communes.

Nos associations préconisent la création d’une communauté des cinq communes de la Roya, comme cela avait été envisagé par le Préfet Garnier le 7 septembre 2001. Nous considérons que, en démocratie, la volonté des habitants de la Roya, qui se sont prononcés à 87% des votants pour une communauté de communes de la Roya, la volonté des trois maires, sur les cinq que compte la vallée, et celle des 75% des conseillers municipaux, devrait être respectée.

Il nous parait profondément antidémocratique qu’une commission de 47 membres, dont aucun élu de la vallée, ait pu imposer sa décision lors de la dernière réunion de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) à Nice le 9 décembre dernier. C’est encore elle qui pourrait entériner fin novembre le Schéma proposé par l’ancien Préfet Mr Lamy, soit un ralliement des cinq communes de la vallée à la CARF, alors que les intérêts des moyens et hauts pays sont différents de ceux du littoral.
Cette commission ne semble pas prendre en compte la volonté de 75% des élus de la vallée. En effet, les 3/4 des conseillers municipaux des communes concernées s’étaient prononcées contre le schéma adopté par la CDCI.
Laisser la décision se faire de cette manière-là nous parait en contradiction avec la position de Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, dans ses propos parus au journal le Monde le 4 mars 2012. L’article est intitulé «Soyons clairs : nous abrogerons la réforme territoriale». Il dit : «Il faut mieux prendre en compte la diversité des territoires, notamment en favorisant les possibilités d’adaptation réglementaire d’une loi en fonction des spécificités, sur des champs déterminés par le législateur, et les capacités d’expérimentation. Jean-Pierre Raffarin avait commencé à ouvrir cette possibilité ; nous allons la reprendre. Donnons un peu de souplesse à notre système !»

C’est précisément en lien avec cette volonté de souplesse vis-à-vis des cas particuliers que nous nous adressons à vous pour demander de la souplesse et de l’écoute. La situation particulière de la vallée de la Roya, de par sa spécificité territoriale profondément différente de celle de la Riviera, appelle à reconnaissance. Nous demandons que la volonté des élus et des populations soit prise en compte en toute démocratie. Puisque certains contestent la validité de la consultation populaire qui a eu lieu le 4 septembre 2011, son résultat: 87% des 46% des suffrages exprimés pour une communauté de communes de la Roya, pourrait être confirmé par une nouvelle consultation populaire organisée officiellement par vous-même. Il est important de rappeler ici que la consultation populaire de septembre 2011 a eu lieu dans une ambiance toute particulière, le vote s’est fait malgré les pressions et menaces de la part du Préfet de l’époque et des maires de Tende et Fontan. Il vous est également possible de proposer à l’ensemble des conseillers municipaux de la vallée de se réunir en assemblée afin de voter à bulletin secret.

A tout le moins, nous devrions pouvoir être libres de tenter une communauté de communes de la Roya afin de prouver sa viabilité.

En effet, en dépit de toutes les démarches qui ont déjà été accomplies auprès de vous, autant par les maires que par les associations, nous redoutons que le choix final de la CDCI soit le même que précédemment.
Nous tenons à vous rappeler les incertitudes et craintes que font naître le rattachement de la Roya à la CARF
– Alors que les budgets de nos communes sont en équilibre, nous hériterions du budget déficitaire de la CARF ;
– Les décisions fondamentales concernant notre territoire nous échapperont totalement que ce soit dans le domaine de la gestion de l’eau, de la gestion des déchets, de l’urbanisme, et de l’écologie. Nos 5 communes seront noyées dans un processus décisionnel composé, entre autres, d’élus de 15 communes, la majorité écrasante revenant aux élus des communes du littoral.
Par contre les atouts de la communauté de communes de la Roya si elle est créée, sont importants :
– 4 des 5 communes sont liées avec le Parc National du Mercantour, un tourisme vert y a sa place ;
– oléiculture, élevage et agriculture bio sont toujours présents ;
– les hôpitaux et maisons de retraites sont implantés dans chaque commune ;
– la coopération des deux SIVOM permet entre autres une gestion équilibrée des déchets ;
– la vie culturelle de la vallée est intense grâce à l’activité de nombreuses associations ;
– le patrimoine historique, architectural ainsi que la biodiversité y sont des plus remarquables ;
– la voie ferrée pourrait faire l’objet d’un classement au patrimoine de l’UNESCO.
Nous revendiquons pour la Roya une gestion à taille humaine garantissant le caractère montagnard spécifique de la vallée de la Roya par l’établissement d’une communauté de communes de la Roya.

Nous estimons que l’esprit de la loi a été bafoué dans la Roya (et ailleurs), car :
– Les directives ministérielles d’application de la loi n’ont pas été respectées : celles-ci prévoyaient « l’élaboration du SDCI comme un exercice de production conjointe entre le Préfet et les élus…et les responsables du monde socio-économique » : or nos maires n’ont été reçus par le Préfet qu’une fois, les engagements de visites explicatives par les services préfectoraux dans la vallée n’ont pas été tenus jusqu’à présent.

Bien plus, la directive conseille aux préfets de prendre en considération pour l’élaboration du SDCI les projets de création d’EPCI (Établissement Public de Coopération Intercommunale) commencés avant l’entrée en vigueur de la loi, mais non achevés, pour peu qu’ils correspondent aux objectifs fixés par la loi (couverture intégrale du territoire par des EPCI à fiscalité propre, rationalisation des périmètres, réduction du nombre des syndicats intercommunaux) : cela aurait pu s’appliquer parfaitement à la Roya, où le processus d’intercommunalité pouvait être considéré comme ayant débuté par la coopération des 2 SIVOM ;
– Il n’a pas été tenu compte de l’avis des populations, hormis le report de deux mois de la décision quant au schéma final : vote des conseils municipaux, consultations populaires (Roya, Mouans-Sartoux), pétitions….et des directives du Premier ministre appelant à une large consultation ;
– La composition de la CDCI est un obstacle à la démocratie locale: elle s’est prononcée pour un schéma qui a été désavoué par les 3/4 des communes concernées.

En conclusion, nous espérons que notre demande de prise en compte de la spécificité de notre territoire, trouvera écho auprès de vous, et se matérialisera par l’opportunité pour une communauté de communes de la Roya de prouver sa viabilité.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre respectueuse considération.

Pour l’association REN, Mesdames Joëlle Chemallé et Léonor Hunebelle, administratrices.

Les associations cosignataires :
Association Roya Citoyenne, Section Roya du parti communiste, Urgence Sociale 06